De Lima à Nazca : c’est parti ! (8-12 août)

Après avoir quitté Lima en début d’après-midi, nous prenons la route panaméricaine vers le Sud en direction de Nazca.

La route longe la mer pendant 200 km, jusqu’à la petite ville de Pisco, avant de s’éloigner du littoral pour relier Nazca.

Nous avions deux étapes en tête sur la route de Nazca : la petite péninsule de Paracas, à laquelle sont rattachées les îles Ballestas surnommées ici les « petites Galapagos » en raison de la faune que l’on y trouve, et l’Oasis de Huacachina nichée entre de hautes dunes de sable, à proximité de la ville d’Ica.

Néanmoins, et forts de notre expérience à Lima, nous décidons de nous arrêter relativement tôt le premier soir pour couper la route. Nous nous trouvons un peu au milieu de nulle part, et longeons depuis un moment déjà des sortes de condominiums sécurisés en bord de mer où des péruviens aisés doivent venir passer leurs vacances. La plupart de ces villages sont inachevés ou en cours de construction, et comme nous sommes hors saison, tous sont totalement déserts.

Guidés par les conseils d’autres voyageurs sur notre appli Ioverlander, nous atterrissons au beau milieu de l’un de ces villages fantômes. Pas âme qui vive, à l’exception de guérites de gardiens disséminées par-ci par-là. Nous en choisissons une et passons la nuit devant.

A la demande du gardien, nous partons tôt le lendemain matin en direction de Paracas.

Tout fonctionne bien dans le camping-car, si ce n’est que malgré les différents adaptateurs achetés avant de partir, impossible de se connecter aux bouteilles de gaz péruviennes. Pire, on ne parvient même pas à trouver ces bouteilles !

De fil en aiguille, nous parvenons à faire bricoler dans un petit atelier à Pisco une connexion supplémentaire directement sur notre installation. Ne reste plus qu’à trouver du gaz…

Nous arrivons en fin de journée dans le parc national de Paracas. Compte tenu de la réputation des îles dans la région nous sommes un peu déçus par le littoral. Alors que nous imaginions un parc naturel à la française, très vert, nous progressons en fait sur des pistes au milieu de plaines pelées et totalement désertiques.

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Nous visons un point de chute en bord de mer, à proximité du poste de contrôle des rangers du parc national. Il y a un un vent terrible qui nous fait redouter une nuit agitée mais nous parvenons à nous garer à l’abri, derrière le bureau des gardes. Tant pis pour la vue sur la mer, de toute manière il fait déjà nuit !

Nous partons faire un tour le lendemain pour essayer de voir quelques animaux sans grand succès ; nous apercevons juste quelques flamants roses.

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Dans le camping-car, tout le monde prend ses marques plutôt sereinement. En lisant les témoignages de voyageurs, nous apprenons que nombre d’entre eux ont eu des problèmes à des contrôles de police sur la route. Parmi les exemples les plus récurrents, il semblerait que certains policiers éteignent eux-mêmes les feux des voitures lors de contrôles routiers, dont l’allumage est obligatoire sur la route, pour tenter d’imposer des amendes…

Nous sommes vigilants et roulons très près de camions à l’approche des contrôles dont nous avons connaissance afin de nous assurer que les policiers ne repèrent pas notre plaque française de loin.

Nous avons maintenant du gaz, ce qui nous permet de cuisiner et, au bout de quelques efforts complémentaires, d’avoir de l’eau chaude ! Le frigo en revanche, bien que neuf, ne fonctionne que quand on roule. Affaire à suivre…

Sans que l’on s’y attende particulièrement, toute cette portion de route est totalement désertique, et très plate. Nous apercevons au loin quelques reliefs mais l’environnement proche n’est fait que de dunes, parfois de quelques pieds de vignes. Les arbres commencent à nous manquer.

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On aperçoit quelques cours d’eau desséchés, des troupeaux de vaches serrés dans les cours des fermettes, et, au fur et à mesure qu’on descend ver le sud, de plus en plus d’élevage de poulets. Ce sont des hangars ouverts, où les poulets sont entassés dans des cages, sur des milliers de m². Ici aussi L214 aurait du boulot !

A la différence des villes où c’est moins flagrant, les villages que l’on traverse sont très pauvres. Partout une poussière omniprésente, des monticules de déchets et de gravats le long des routes, des parcelles à vendre, des maisons en construction, d’autres complètement abandonnées. Dans tous les cas, les maisons sont vraiment modestes. En revanche, peu de tags (seulement quelques déclarations d’amour…), et de jolies fresques colorées sur la plupart des murs aveugles.

Arrivés à Huacachina, nous nous garons dans un parking où nous resterons pour la nuit. C’est une petite oasis touristique, d’où partent de nombreuses excursions en buggy dans les dunes et où l’on peut faire du ski sur sable.

La dune la plus proche doit faire une centaine de mètres de haut. Une fois au sommet on se croit perdu en plein Sahara, les dunes s’étendent à perte de vue.

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Nous profitons du coucher de soleil et le lendemain, décidons de tenter l’expérience du ski sur sable (pour Marguerite, Camille et Rosalie).

Avec Olivia, nous nous essayons à la glisse sur une sorte de luge. Un buggy nous emmène dans les dunes. Le chauffeur s’en donne à coeur joie et si les deux grandes aiment bien ce petit côté sensations fortes, c’est un peu moins le cas d’Olivia ! La montée à pied est tellement fatigante qu’on apprécie d’avoir le chauffeur de buggy avec nous pour remonter à chaque fois, quel luxe ! Chacun cire ses ski avec sa bougie, et s’élance pour sa première descente.


La première piste n’est pas très concluante. Le sable est lourd, nous ralentit beaucoup, il faut prendre des dunes très raides et ne pas trop tourner pour éviter de trop ralentir. Mais finalement tout le monde prend ses marques et la dernière descente est plutôt stylée !

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En regardant ces magnifiques dunes, Marguerite est prise d’un doute : ce sable gris qui se mélange au sable blond ne serait-il pas de la pollution ? Hypothèse malheureusement vite confirmée, la pollution est due en partie aux nombreux buggys (oups..). D’ailleurs il est difficile de trouver une dune sur laquelle ne traîne pas une bouteille, un mouchoir, etc.

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Heureux de cette expérience inoubliable, nous quittons Huacachina le lendemain matin, pas mécontents pour autant de fuir cet endroit touristique et très bruyant le soir à cause des nombreuses discothèques.

Au programme : rejoindre Nazca, rendue célèbre dans le monde entier pour ses fameux géoglyphes tracés dans le sol par le peuple Nazca entre -200 et 600, en retournant des pierres laissant apparaître du sable clair. L’aridité extrême du site a permis de conserver ces ligne, tracées sur des centaines de mètres, voire des kilomètres pour certaines, qui représentent des animaux, et diverses formes géométriques et dont le sens fait toujours l’objet de conjectures.

Nous en observons certaines depuis un mirador, mais n’effectuons pas le survol en avion, tant pour des raisons de budget que de sécurité…

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Nous passons la soirée dans un petit hôtel qui accueille également les camping-cars, à proximité d’un Mexicain qui voyage seul et qui parle très bien français, Armando. L’hôtel est doté d’une piscine. L’eau y est fraîche mais les trois filles se laissent bien évidemment tenter avant de partir !

Nous avions en tête de poursuivre notre périple toujours vers le sud, mais des manifestations de mineurs ont lieu aux alentours d’Arequipa et les routes sont totalement bloquées. Sur les recommandations de notre hôte, nous décidons donc de revoir notre itinéraire pour nous diriger directement vers Cuzco, à 600 km de là soit… une vingtaine d’heures de route à prévoir, compte tenu de l’altitude et des camions qui peinent dans les montées à plus de 4000m.

Anafi 1.5.6

4 commentaires sur “De Lima à Nazca : c’est parti ! (8-12 août)

  1. Là c’est vraiment le top départ de l’aventure, en direction du sud péruvien…et déjà de belles découvertes sur les dunes de sable, les parcs nationaux et ces fameux géolyphes !
    Trouve-t-on facilement des stations-service pour faire le plein et à quel tarif?
    Bonne continuation à vous cinq sur la route de Cuzco..
    Michel et Laurence

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    1. Bonjour Michel et Laurence, merci pour votre assiduité!! On trouve facilement du carburant aux alentours de 1eur le litre ou un peu moins. En revanche il est très recommandé de faire son plein seulement dans les chaînes nationales ou internationales et d’éviter les petites stations locales qui on souvent tendance à couper le carburant…. comme nous en avons probablement fait l’expérience. A très bientôt!

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